Contexte
Déplacements de populations, Covid-19 : les besoins humanitaires sont immenses
Près de 8 millions de personnes sont affectées par la crise humanitaire qui touche le nord-est du Nigeria. Le conflit en cours dans le bassin du Lac Tchad a provoqué de nombreux déplacements. Des millions de personnes ont tout abandonné derrière elles pour fuir. Ces déplacements concernent surtout les femmes et les enfants, principales victimes des conflits dans le pays.
La pandémie de Covid-19 a aggravé la situation : depuis le début de la crise sanitaire, le nombre de personnes ayant besoin d’une assistance d’urgence a augmenté de plus de 30%.
Multiplication des violences : les femmes et les filles en première ligne
Les fortes pluies qui touchent fréquemment la région favorisent la propagation du choléra. Dans les camps, où les conditions d’hygiène sont particulièrement difficiles, les risques de propagation sont importants. La crise de la Covid-19 a également entrainé une hausse des prix des produits d’hygiène, déjà inaccessibles pour une grande partie de la population.
Des risques d'épidémies grandissants
Les fortes pluies qui touchent fréquemment la région favorisent la propagation du choléra. Dans les camps, où les conditions d’hygiène sont particulièrement difficiles, les risques de propagation sont importants. La crise de la Covid-19 a également entrainé une hausse des prix des produits d’hygiène, déjà inaccessibles pour une grande partie de la population.
Objectif
- Aider les populations les plus affectées par la crise au Nord-Est du Nigeria, et notamment les femmes et les filles, à répondre à leur besoins de base et à accéder à des services de protection.
Activités
Prévenir les violences : formation de Comités de Vigilance en charge de sensibiliser les populations sur le sujet, et formation du staff et des forces de sécurité des camps de déplacés.
Répondre aux cas de violences basées sur le genre : référencement aux services appropriés, soutien psychosocial aux victimes et à leurs familles, distribution de matériel de première nécessité, mise en place de centres d’accueil (« les safe spaces »).
Lutte contre le choléra (en cas d’apparition de cas) : fourniture de kits d’hygiène, campagnes de sensibilisation.
Assurer le respect des principes humanitaires : formation des équipes à la réception, la gestion des plaintes, aux principes humanitaires et à la politique de CARE contre les abus sexuels.
Fin : fin janvier 2024
13 496 personnes vulnérables dont une majorité de déplacés. 73% sont des femmes et filles.
État de Borno, au Nord-Est du Nigeria
Aide humanitaire d’urgence, Défense des droits des femmes
EYN (Ekklisiyar Yan'uwa A Nigeria)
1 500 000 €
ECHO