Quand les femmes racontent une réalité méconnue du changement climatique
Un regard à la fois documentaire, humain et engagé. Les quatre photojournalistes, Agnès Dherbeys, Laurence Geai, Chloé Sharrock, Adrienne Surprenant, membres du collectif MYOP, sont parties à la rencontre des femmes qui font face au changement climatique dans le monde.
Car cette expo aborde un sujet peu connu : le changement climatique ne touche pas tout le monde de la même manière. Il accentue les inégalités, fragilise les droits des femmes et des filles. Quand l’eau manque, ce sont souvent les femmes qui parcourent des kilomètres pour en trouver. Quand les récoltes diminuent, ce sont elles qui doivent nourrir leur famille. Quand une catastrophe climatique arrive, les mariages forcés augmentent. Et lorsque les catastrophes surviennent, les femmes sont souvent en première ligne, tout en restant moins visibles dans les récits de la crise climatique.
Cette expo choisit de présenter ces récits dans l’espace public, avec le soutien de la Ville de Paris, pour les rendre accessibles au plus grand nombre alors qu’au même moment le climat sera discuté dans les plus hautes sphères politiques dans le cadre la COP 31. Au détour des quais de Seine, les images viennent à la rencontre des passantes et des passants, transformant ce lieu de passage en espace de découverte et de réflexion.
Ces reportages photographiques nés d’une initiative conjointe de l’ONG de solidarité internationale CARE France et MYOP invitent à regarder autrement ce bouleversement mondial qui nous affecte toutes et tous. Ces images ne racontent pas seulement les conséquences du dérèglement climatique : elles révèlent des expériences humaines, des solidarités et des initiatives trop rarement mises en lumière.
La photographie au service des causes sociales et environnementales
Antoine Kimmerlin, directeur du collectif de photoreporters MYOP
Adéa Guillot, Directrice de l'engagement de CARE France
Quatre femmes, quatre pays : une même terre qui change
Bangladesh — Rahima Begum, photographiée par Agnès Dherbeys. Alors que la montée des eaux cause des problèmes de santé, des complications de grossesses et des fausses couches. Des femmes se mobilisent, suivies par la photographe Agnès Dherbeys précédemment récompensée par un World Press Photo et la médaille d’or Robert Capa.
Équateur — Josselyn Vega Rojas, femme leadeuse autocthone, photographiée par Adrienne Surprenant. Des agricultrices autochtones résistent au changement climatique et à l’agro industrie grâce aux semences traditionnelles oubliées. Josselyn Vega Rojas a été distinguée en juin 2026 parmi les 40 « Top Agri-food Pioneers » mondiaux.
Adrienne Surprenant, photographe documentaire canadienne, est lauréate d’une bourse du Pulitzer Center en 2026 et collabore notamment avec Le Monde et The Washington Post.
Malawi — Memory Kassim photographiée par Laurence Geai. Plus de 4 millions d’arbres plantés pour restaurer les terres frappées par la sécheresse grâce à l’engagement de Memory Kassim, présidente du comité de gestion des ressources naturelles de son village.
Laurence Geai a notamment été récompensée par le World Press Photo et le prix Anja Niedringhaus.
Liban — Huda Al Mohamad, photographiées par Chloé Sharrock. Sécheresse, incendies. Ce n’est pas en France, mais au Liban. Huda Al Mohamad, agricultrice, cumule les emplois et lance un nouveau commerce collectif avec d’autres femmes pour faire face aux sécheresses.
C’est la photographe Chloé Sharrock a notamment reçu le prix Françoise Demulder et participé à la Grande Commande photographique de la BnF qui l’a rencontrée.
En donnant un visage et une histoire à des réalités souvent éloignées du regard du public français, cette exposition et les quatre photojournalistes font de la photographie un outil de sensibilisation et de dialogue sur un des défis principaux de notre époque : le changement climatique.
La photographie au service des causes sociales et environnementales
Informations pratiques
Exposition gratuite, tout public, 24h/24 – 7J/7
Dates : du 3 au 27 novembre 2026
Lieu : sur les berges de Seine (rive droite), en contrebas de la rampe Châtelet, entre le Pont-Neuf et Pont au Change. Voie Georges Pompidou, Paris 4e
Organisation : CARE France
Photographies : collectif MYOP
Notes aux éditeurs
Une sélection de ces photos, retravaillées comme affiches de sensibilisation, sera affichée dans tout Paris, avec le soutien de l’agence BELLE du 3 au 25 novembre.