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Madagascar. CARE aide les populations affectées par la sécheresse et l’insécurité alimentaire

Au sud de
Madagascar, 1,5 million de personnes ont besoin d’une aide d’urgence pour faire
face aux impacts de cinq années de sécheresse. Emilie Martin, notre responsable
des urgences, nous explique en photos l’action de CARE.

Le sud de
Madagascar est victime d’une importante crise alimentaire. Huit personnes
affectées sur dix sont des fermiers qui ont perdu leurs récoltes et leurs
sources de revenus à cause de la sécheresse.

« La
quasi-totalité des familles vivant dans ces régions pauvres et très isolées
dépendent de l’agriculture vivrière pour se nourrir. Or, près de 75 % des
cultures de riz et de maïs ont été détruites par plusieurs années de
sécheresse, des invasions de criquets et les impacts du phénomène climatique El
Niño
», explique Emilie Martin, responsable des urgences chez CARE France.

CARE a distribué de la nourriture à plus de 4 700 personnes. 

« Beaucoup de familles sont aujourd’hui
obligées de vendre leurs biens ou leur petit bétail pour acheter de quoi
manger. Et quand elles ont épuisé toutes leurs ressources, elles réduisent le
nombre de leurs repas ou partent dans d’autres régions pour trouver du travail
», explique
Emilie Martin, de retour d’une mission à Madagascar.

CARE apporte
une aide financière à plus de 24 600 personnes
. Certaines sont notamment
rémunérées en échange de travaux d’intérêt communautaire qui permettent de
limiter les effets de la sécheresse : curage de mares, réhabilitation de
pistes, aménagement de champs, renforcement des digues…

CARE soutient également la création d’AVEC, des associations
villageoises d’épargne et de crédit, qui permettent aux populations de démarrer
de nouvelles activités génératrices de revenus.

Au cours des
vingt dernières années, les précipitations ont baissé de 25 à 75 %.

« Notre vie a changé avec la sécheresse, nous vivons
de plus en plus mal. Lorsque nous plantons, les cultures s’assèchent à cause du
manque de pluie ou sont emportées par les vents forts
. Aujourd’hui, j’ai épuisé
mon stock de semences », explique Masy,
une mère qui élève seule ses onze enfants.

CARE aide
les populations à s’adapter au manque d’eau en distribuant des semences plus résistantes
à la sécheresse et consommées localement, telles que le manioc les haricots
rouges ou des lianes de patates douces.
 

La
conservation des récoltes et des semences est également un élément crucial pour
éviter les pertes d’aliments.

« Dans certaines régions, il est
culturellement interdit de couper les patates douces en rondelles. Il était
donc impossible de les faire sécher afin de pouvoir les conserver pendant
plusieurs mois. À travers plusieurs échanges avec les populations, nos équipes
se sont rendu compte qu’il était cependant possible de les couper dans le sens
de la longueur. Ainsi, les populations ont pu se constituer des réserves pour
les périodes les plus difficiles », explique Emilie Martin.

De même, nos
équipes construisent des silos collectifs pour favoriser un meilleur stockage
des semences et éviter les pertes dues à la chaleur et aux rongeurs.

« À
cause de la sécheresse, les femmes et les filles sont obligées de marcher
plusieurs heures pour collecter de l’eau ou alors les familles en achètent à un
coût très élevé », témoigne Emilie Martin. 

Pour réduire
l’impact de la sècheresse, CARE et BushProof, une association locale, construisent
des points d’eau pour la consommation humaine et l’irrigation des champs. Ces points d’eau
seront gérés par des comités de gestion formés par les populations locales. 

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