Nos équipes d’urgence font état de destructions massives dans la
province septentrionale de Cabo Delgado, où le cyclone Kenneth a touché terre
hier. CARE et les autres ONG présentes dans la région sont mobilisées pour
apporter une aide d’urgence, mais une partie des zones affectées sont toujours
inaccessibles.

Le cylcone Kenneth a causé d'importants dégâts
Les premières évaluations de nos équipes d’urgence
indiquent d’importants dégâts : une partie du district d’Ibo aurait été détruite à
99%. Cette région, qui fait partie de la province de Cabo Delgado dans le nord
du Mozambique, n’a toujours pas reçu d’assistance. 100 000 personnes
sont directement affectées.
« Selon ce que nos
équipes ont pu voir pour l’instant, la plupart des infrastructures, y compris
les commerces et les fermes, ont été détruites de manière
significative », explique
Saul Butters, directeur adjoint de CARE au Mozambique. « Il pleut toujours beaucoup et cela augmente les risques
d’inondations. »
Des vents de 220 km/h ont balayé le nord du Mozambique,
équivalant à la force d’un ouragan de catégorie 4.
« Certaines des zones touchées
ne sont, pour l’instant, pas accessibles par la route. Nous attendons des
évaluations aériennes pour nous rendre compte de l’ampleur des dommages. »
Une région pauvre dévastée et des besoins humanitaires importants
Au total, 700 000 personnes vivent dans les régions
touchées par le cyclone Kenneth. C’est une zone moins peuplée
que celle qui avait été ravagée par le cyclone Idai mais elle est bien plus
pauvre. Et en ce début de la saison des récoltes, les
dégâts pourraient avoir de graves conséquences au cours des semaines et mois à
venir.
« Les pluies et les
inondations ont ravagé certains champs, laissant les agriculteurs sans
nourriture ni source de revenus pour les jours, semaines et mois à venir. Il
faudra attendra avril 2020 pour avoir de nouvelles récoltes. D’ici là, comment
vont se nourrir les populations ? Les besoins alimentaires risquent d’être
très importants au cours des 12 mois prochains. »
Le gouvernement a mis en place une vingtaine de centres
d’évacuation dans la principale ville de la région, Pemba, mais cela ne
couvrira pas tous les besoins humanitaires. Les populations ont besoin de
nourriture, d’abris, d’eau et d’infrastructures
d’assainissement. CARE travaille avec d’autres ONG sur place pour
soutenir les communautés affectées. Nos équipes sont, par exemple, en train
d’acheminer des kits d’abris.
Après le cyclone Idai, l'aide internationale est insuffisante
C’est la première fois que deux cyclones frappent le
Mozambique au cours de la même saison, selon les Nations unies. Le pays est
toujours sous le choc du cyclone Idai. Des centaines de milliers de maisons
avaient été détruites ou endommagées. Plus de 73 000 personnes se trouvent
encore dans des abris et les cas de choléra ont rapidement augmenté. Le cyclone
Idai avait lui aussi détruit cultures et récoltes.
« Les financements et
l’aide internationale étaient déjà insuffisants pour répondre aux besoins des
victimes d’Idai. Une grande partie de nos ressources ont déjà été utilisées.
Une seconde catastrophe de cette ampleur était la dernière chose dont les
populations du Mozambique avaient besoin », alerte
Saul Butters.
CARE France renouvelle son appel à dons lancé suite au passage
du cyclone Idai afin de pouvoir venir en aide aux populations affectées.
Contacts
médias
Nos équipes au Mozambique sont disponibles
pour toute demande d’interview. Contactez Laury-Anne Bellessa : 07 86 00 42 75, bellessa@carefrance.org