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Journée Internationale de l’hygiène menstruelle: « Que je t’aime » de Johnny parodié par la chanteuse Lune et l’association CARE France pour dénoncer le tabou des règles

Pour sa 8e campagne de lutte contre le tabou des règles à l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle du 28 mai, l’ONG CARE France mise sur l’humour avec un happening musical détonnant. Une action importante menée sur les réseaux sociaux pour désarmer les résistances en plein backlash en matière d’égalité de genre.
Pancarte avec une femme qui porte un tee-shirt "T'as tes règles ou quoi ?" pour la campagne sur le tabou des règles
Illustration : Celeste Wallaert ©CARE

"Que je saigne" - quand le patrimoine musical devient arme féministe 

La scène est surprenante : dans un haut lieu culturel de Paris, la chanteuse Lune, connue pour sa parodie virale de « Être femme » de Michel Sardou, prends le micro par surprise pour chanter une parodie originale et inédite de  » Que je t’aime  » de Johnny Hallyday devant un public intrigué. En quelques minutes, le refrain transformé en « Que je saigne, que je saigne, que je saigne !  » est chanté à tue-tête par le public. CARE France avec les médias Loopsider et Period enregistrent tout, y compris un micro-trottoir révélateur de l’état de conscience des Français·es.  

La campagne « #RespectezMesRègles » s’étendra du 26 mai au 1er juin, parce qu’une seule journée mondiale de sensibilisation ne suffit pas pour mettre à bas des millénaires de fausses croyances et discriminations.

2 milliards de femmes touchées par le tabou des règles  

En 2026, le tabou des règles demeure l’une des discriminations sexistes les plus répandues dans le monde, et l’une des moins documentées. Le micro-trottoir fait par CARE France en est une illustration éloquente. En France, comme dans le monde, aucune femme n’est épargnée.

« C’est la honte quand t’es au collège, que tu te lèves et que tu vois que t’as taché ta chaise. C’est le pire moment de ton année, quoi ! »
témoigne une lycéenne.
« Ça ne fait que quelques années où je me dis “ah oui, il y a quand même un sujet”. Avant je n’étais pas sensibilisé. J’ai dû un peu taffer ! »
reconnait l'influenceur quarantenaire Charles Brumault.

500 millions de femmes dans le monde sans protection hygiénique adaptée 

Dans certains pays, avoir ses règles signifie être considérée comme impure : exclue du foyer, privée d’école.

« J'ai eu mes premières règles à 11 ans. On m'a dit que je devais rester cachée pendant 7 jours. C'était comme une prison. Je n'ai pas eu le droit de voir des hommes ou des garçons pendant plus de 10 jours. Je n'ai pas non plus eu le droit d'aller dans la cuisine. »
témoigne Lalit, Népalaise de 63 ans auprès des équipes de CARE.

Un tabou si puissant qu’il fabrique de l’ignorance — y compris chez celles qui le subissent : selon l’UNICEF, 2 filles sur 3 au Bangladesh âgées de moins de 13 ans ne savaient pas ce qu’étaient les règles avant de les avoir.   

Et quand la société ne veut pas voir, elle rend inaccessible les moyens de protection sanitaires et dignes. Dans le monde, pas moins de 500 millions de femmes et de filles n’ont pas accès à des protections menstruelles adaptées, entrainant notamment de graves problèmes de santé.

« Vous saviez que des femmes utilisent de la boue ou des feuilles d'arbres faute de protections ? Moi non. Ça m'a révolté. Les règles sont un phénomène naturel, c’est l’un des messages de la chanson. Ce n’est pas aux femmes d’être discrètes, c’est au tabou de disparaître. »
 s'indigne Lune, chanteuse engagée, partenaire de la campagne.

Alors que 90 % des organisations féministes dans le monde sont menacées par des coupes budgétaires selon l’ONU Femmes, sensibiliser sur ce tabou millénaire n’a jamais été aussi urgent. 

L’ONG CARE agit, en partenariat avec des organisations locales, contre la précarité menstruelle dans de nombreux pays dans le monde tels que le Liban, Madagascar, l’Ethiopie, le Népal ou encore le Tchad : sensibilisation des jeunes filles et garçons, kits d’hygiène, fabrication de culottes menstruelles recyclables, construction de sanitaires dans les écoles.

Des forêts amazoniennes aux champs andins, ces initiatives montrent que travailler avec les peuples autochtones n’est pas seulement une question de droits : il s’agit de reconnaître leur expérience unique et leur lien profond avec les territoires qu’ils habitent depuis des générations. C’est une stratégie essentielle pour protéger la biodiversité, renforcer la résilience climatique et garantir la sécurité alimentaire. En préservant leurs territoires, leurs semences et leurs connaissances, ces communautés agissent comme de véritables gardiens de la biodiversité, pour elles-mêmes et pour le monde. 

NOTE AUX EDITEURS

3 chiffres clés : 

Calendrier de diffusion de la campagne "RespectezMesRègles"

26 mai — Publication simultanée de la chanson sur les comptes de Loopsider, Period, Lune et CARE France

28 mai :  Journée internationale de l’hygiène menstruelle : micro-trottoir sur Loopsider et Period, en crosspost avec Lune et CARE France

30 mai : Carrousel informatif publié par Loopsider et Period sur les réalités du tabou dans le monde

1er juin : Le Gorafi conclura la campagne avec un post fidèle à leur humour décapant

Contact presse

Laurence Bondard, responsable presse et campaigning

07 86 00 42 75 / bondard@carefrance.org

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