Les femmes sont considérées comme impures
Il existe 5000 expressions dans le monde pour remplacer le mot règles : avoir ses ragnagnas, les Anglais ont débarqué, la visite de la tante rose, être sur les torchons, grand-mère est coincée dans les bouchons…
On ne prononce pas le mot règles, on ne parle pas des règles : à tel point que 2 filles sur 3 au Bangladesh âgées de 13 ans ou moins ne savaient pas ce qu’étaient les règles avant de les avoir (1).
Pourquoi ? Parce que les règles ne sont pas considérées comme un phénomène naturel, mais quelque chose de sales. Dans certains pays, les femmes sont considérées comme impures lorsqu’elles ont leurs règles. Parfois, sources de malédiction. Ces superstitions sexistes provoquent un sentiment de honte chez les femmes et privent les personnes menstruées de leur liberté : interdiction de toucher les récoltes agricoles, de parler à un homme…
Certaines femmes sont même exclues de chez elles et dorment dehors.
De la boue séchée comme protection périodique.
500 millions de femmes, filles, personnes menstruées en situation de pauvreté n’ont pas les moyens d’acheter des protections périodiques dans le monde (2). Conséquences ? Elles utilisent des protections de fortune : du papier journal, des vieux tissus, des morceaux de matelas insérés dans le vagin. Les risques pour leur santé sont immenses !
Règles riment souvent avec déscolarisation
Au Moyen-Orient et Afrique du Nord, près d’1/3 des filles manquent une partie ou la totalité de l’école pendant leurs règles (3). Ca peut être à cause de la douleur, la peur des moqueries, mais aussi à cause d’un manque d’accès à des protections périodique ou de bonnes conditions sanitaires. Tout ça augmente le risque de déscolarisation des jeunes filles et les maintient dans la précarité.
Des solutions existent contre le tabou des règles
Depuis plus de 80 ans, l’association CARE lutte contre toutes les formes d’inégalités à travers le monde. Face au tabou des règles, nos équipes locales, présentes dans plus de 100 pays, agissent pour :
- Déconstruire les croyances : sensibilisation à l’hygiène menstruelle et à l’importance de l’éducation des filles, formation des professionnels de santé et des communautés à la santé sexuelle et reproductive comme au Népal, Madagascar et en Ethiopie.
- Lutter contre la précarité menstruelle : formation de femmes et filles à la confection de leurs propres serviettes réutilisables en tissu en RDC, à Madagascar, et distribution de kits d’hygiène (comprenant protections périodiques, sous-vêtements, savon, lessive) pour les femmes touchées par les urgences humanitaires comme à Gaza, au Liban, en Ukraine ou en Somalie.
Permettre l’accès à l’hygiène menstruelle : en 2024, nos équipes ont par exemple construit des toilettes et des systèmes d’accès à l’eau dans plus de 250 écoles à Madagascar et une centaine en Ethiopie. Des milliers de jeunes filles peuvent ainsi continuer leur scolarité.
Sources : (1) Unicef, 2022 (2) Banque mondiale, 2022 (3) UNICEF, 2024
La défense des droits des femmes
Face aux inégalités femmes-hommes, il n’y a pas de petites actions. Des femmes et des hommes se battent déjà avec une force incroyable.
Vous avez le pouvoir d’agir à nos côtés.
CARE : l’un des plus grands réseaux humanitaires au monde
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, CARE apporte une aide humanitaire aux populations frappées par la pauvreté et les injustices à travers le monde. Et cela grâce à l’engagement solidaire de centaines de milliers de personnes.
La newsletter CARE France
Recevez dans votre boîte mail des histoires inspirantes et des décryptages de l’actualité comme celle-ci !