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3 choses à savoir sur le tabou des règles 

En 2026, le tabou des règles reste l’une des discriminations sexistes les plus répandues dans le monde. Découvrez 3 infos que vous ne saviez peut-être pas sur le tabou des règles dans le monde et ses conséquences sur les femmes et les filles avec l’ONG CARE.  

Les femmes sont considérées comme impures

Il existe 5000 expressions dans le monde pour remplacer le mot règles : avoir ses ragnagnas, les Anglais ont débarqué, la visite de la tante rose, être sur les torchons, grand-mère est coincée dans les bouchons… 

On ne prononce pas le mot règles, on ne parle pas des règles : à tel point que 2 filles sur 3 au Bangladesh âgées de 13 ans ou moins ne savaient pas ce qu’étaient les règles avant de les avoir (1). 

Pourquoi ? Parce que les règles ne sont pas considérées comme un phénomène naturel, mais quelque chose de sales. Dans certains pays, les femmes sont considérées comme impures lorsqu’elles ont leurs règles. Parfois, sources de malédiction. Ces superstitions sexistes provoquent un sentiment de honte chez les femmes et privent les personnes menstruées de leur liberté : interdiction de toucher les récoltes agricoles, de parler à un homme…  

"Nous pensions que si une femme touchait un arbre pendant ses règles, ses fruits tomberaient."
Un papa en Ouganda

Certaines femmes sont même exclues de chez elles et dorment dehors.  

"J’ai eu mes premières règles à 11 ans. On m’a dit que je devais rester cachée pendant 7 jours. C’était comme une prison. Je n’ai pas eu le droit de voir des hommes ou des garçons pendant plus de 10 jours. Je n’ai pas non plus eu le droit d’aller dans la cuisine."
 Lalit, 63 ans au Népal.

De la boue séchée comme protection périodique.

500 millions de femmes, filles, personnes menstruées en situation de pauvreté n’ont pas les moyens d’acheter des protections périodiques dans le monde (2). Conséquences ? Elles utilisent des protections de fortune : du papier journal, des vieux tissus, des morceaux de matelas insérés dans le vagin. Les risques pour leur santé sont immenses ! 

"Quand j’ai su que filles utilisaient de la bouse de vache comme protection menstruelle, ça m’a choqué."
Un papa en Ouganda sensibilisé par CARE à la fabrication de serviettes menstruelles réutilisables
L’ONG CARE lutte contre le tabou des règles et la précarité menstruelle au Népal
Fabrication de serviettes menstruelles réutilisables au Népal © CARE
L'ONG CARE lutte contre le tabou des règles à Madagascar.
Sensibilisation sur la santé menstruelle à Madagascar © CARE

Règles riment souvent avec déscolarisation

Au Moyen-Orient et Afrique du Nord, près d’1/3 des filles manquent une partie ou la totalité de l’école pendant leurs règles (3). Ca peut être à cause de la douleur, la peur des moqueries, mais aussi à cause d’un manque d’accès à des protections périodique ou de bonnes conditions sanitaires. Tout ça augmente le risque de déscolarisation des jeunes filles et les maintient dans la précarité. 

"La première fois que j’ai eu mes règles, mes camarades ont ri de moi. Il y a eu des jours ou je ne voulais même plus aller à l’école ."
Francia à Madagascar.

Des solutions existent contre le tabou des règles

Depuis plus de 80 ans, l’association CARE  lutte contre toutes les formes d’inégalités à travers le monde. Face au tabou des règles, nos équipes locales, présentes dans plus de 100 pays, agissent pour :  

  • Déconstruire les croyances : sensibilisation à l’hygiène menstruelle et à l’importance de l’éducation des filles, formation des professionnels de santé et des communautés à la santé sexuelle et reproductive comme au Népal, Madagascar et en Ethiopie. 
  • Lutter contre la précarité menstruelle : formation de femmes et filles à la confection de leurs propres serviettes réutilisables en tissu en RDC, à Madagascar, et distribution de kits d’hygiène (comprenant protections périodiques, sous-vêtements, savon, lessive) pour les femmes touchées par les urgences humanitaires comme à Gaza, au Liban, en Ukraine ou en Somalie.
"“Au début, je ne savais pas ce qu’étaient les menstruations. Puis, je me suis dit 'ce n’est pas mon problème'. Petit à petit, grâce au groupe formé par CARE, j’ai compris à quel point c’était difficile d’avoir ses règles tous les mois alors que c’est quelque chose de naturel. Dans le groupe, j’ai appris comment fabriquer des serviettes hygiéniques réutilisables pour remplacer les vieux vêtements utilisés auparavant. Maintenant, j’aide les filles à en fabriquer."
Un jeune homme de 18 ans au Népal

Permettre l’accès à l’hygiène menstruelle : en 2024, nos équipes ont par exemple construit des toilettes et des systèmes d’accès à l’eau dans plus de 250 écoles à Madagascar et une centaine en Ethiopie. Des milliers de jeunes filles peuvent ainsi continuer leur scolarité.

"Maintenant, même en période de menstruation, nous sommes assidues en classe car nous utilisons les serviettes hygiéniques lavables !"
Floris à Madagascar.
Des filles dans une école à Madagascar
Fabrication de serviettes menstruelles réutilisables à Madagascar © CARE
Au Vanuatu, l'ONG CARE a construit des toilettes dans les écoles.
Construction de points d'eau au Vanuatu © CARE
L’association CARE défend les droits des femmes et lutte contre les violences sexistes

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CARE : l’un des plus grands réseaux humanitaires au monde

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, CARE apporte une aide humanitaire aux populations frappées par la pauvreté et les injustices à travers le monde. Et cela grâce à l’engagement solidaire de centaines de milliers de personnes.

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