Adapter les cultures à un climat incertain
En Zambie, dans la communauté rurale de Silakongo, la culture du maïs suivait des saisons définies et prévisibles. Mais le changement climatique a dérégulé ce cycle : les sécheresses sont de plus longues et intenses ; les pluies trop fortes pour bénéficier aux cultures.
Grâce à un programme de gestion des risques, CARE a aidé ces familles à faire face au changement climatique : installer des systèmes d’accès à l’eau a été une première étape nécessaire pour irriguer les cultures et fournir de l’eau au bétail.
Mais pour faire face au climat imprévisible, CARE a suggéré le remplacement du maïs cultivé jusqu’alors par du maïs orange, bien plus résistent aux aléas climatiques et très riche en apports nutritif. Une solution face au changement climatique et à la malnutrition.
Le retour de l’eau, et cette nouvelle espèce de maïs résiliente ont permis la création de jardins communautaires qui bénéficient à tous. Marquée par les périodes de faibles récoltes et l’insécurité alimentaire, la communauté de Deliwe tente de cultiver des tomates pour nourrir encore plus de familles.
200
familles ont pu irriguer à nouveau leur culture grâce au nouveau système d’irrigation
Transformer la ville pour lutter contre la chaleur
Dans les rues sans ombre de Maroua, au Nord du Cameroun, 47°C se sont affichés au thermomètre en 2024. Ces chaleurs extrêmes touchent particulièrement le Nord du Cameroun, déjà en prise avec une profonde crise sécuritaire et alimentaire.
Pour aider les habitants à lutter contre la chaleur, CARE a lancé un vaste programme pour rendre la ville plus durable, en concertation avec des conseils de quartiers créés pour l’occasion et les élus locaux. Pour atténuer les îlots de chaleur, de nombreux arbres ont été plantés dans toute la ville ainsi que des espaces verts.
Pour améliorer l’hygiène publique et la qualité de vie à Maroua, des toilettes publiques ont été installées, ainsi qu’un système d’égouts.
Afin de rendre les habitants acteurs de la transformation de leur ville, des filières de recyclages des déchets ont vu le jour, pour produire des briques de construction ou du charbon écologique et même… du savon !
Préserver les écosystèmes pour endiguer la montée des eaux
Le Bangladesh compte parmi les pays qui voient leur terre disparaitre le plus rapidement avec la hausse du niveau de la mer.
A l’Ouest du pays, aux abords des Sundarbans, la plus grande forêt de mangroves au monde, les fleuves se jettent dans le golfe du Bengale, formant ainsi un rempart naturel contre les cyclones. C’est l’une des régions concernées par un vaste programme d’adaptation au changement climatique mené par CARE.
Protéger cet écosystème permet ainsi de mettre à l’abri les populations des zones côtières et de préserver leurs terres agricoles. Ainsi :
- Des mangroves sont replantées le long des côtes vulnérables afin d’atténuer les effets des ondes de tempête et limiter l’érosion côtière.
- Des canaux obstrués par des sédiments sont dégagés pour rétablir l’écoulement de l’eau, ce qui contribue à réduire les inondations et à améliorer l’irrigation et la pêche.
Pour aider les communautés à s’adapter durablement, CARE a diffusé aux communautés des pratiques agroécologiques et a limité la surutilisation des ressources naturelles en diversifiant les activités : élevages de volailles ou production d’énergie solaire !