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10 conflits armés qui affectent les femmes en 2026

Souvent seules avec leurs enfants, en fuite, les femmes sont exposées à des risques aggravés lors des conflits. L’ONG CARE rend visible leur réalité durant en temps de guerre. Zoom sur 10 conflits armés qui affectent les femmes en 2026.

En bref

  • 676 millions de femmes vivent à moins de 50 kilomètres d’un conflit dans le monde. (1) Seuls 5% des articles en parlent dans les médias. (2)
  • Les femmes et les filles vivent des réalités spécifiques en temps de guerre. Risque aggravé de subir des violences sexuelles par rapport aux femmes vivant dans des pays sans conflit et par rapport aux hommes (3), deux fois moins de chance d’aller à l’école (4), cinq fois plus de risques de ne pas survivre à une grossesse (5), exclusion de 90% des processus de paix (6) …
  • L’ONG CARE accompagne depuis 80 ans les femmes et les filles, pendant et après les guerres.

 

Gaza : un conflit qui affecte directement les femmes et les filles

Près d’une famille sur quatre à Gaza est dirigé par une femme, soit environ 86 290 familles (7). Ce chiffre représente le double du taux enregistré avant octobre 2023 et fait suite aux violentes attaques qui ont lieu depuis 2023. Le conflit avec Israël affecte particulièrement les femmes et les filles palestiniennes. Les femmes et filles sont tuées (8), les femmes enceintes souffrent de malnutrition (9), forcées d’accoucher dans les décombres à cause de la destruction des centres de santé. Les mères ont trois fois plus de risques de mourir de l’accouchement ou de perdre leur bébé (10).

CARE agit pour maintenir les soins de santé vitaux.

Liban : 620 000 femmes déplacées en quelques mois

Depuis mars 2026, dans la continuité de la dégradation de la situation au Moyen-Orient et notamment le conflit en Iran (11), les bombardements israéliens ravagent le Liban. Un million de personnes fuient leur maison (12).

« Lorsque les frappes aériennes ont commencé, je n’ai eu que quelques minutes pour réveiller mes enfants et fuir. J’ai laissé derrière moi notre maison, nos photos, nos souvenirs... tout ce que nous avions construit»

Parmi ces personnes déplacées, des femmes enceintes et des mères de nouveaux nés épuisées, survivant dans la rue (13).

Mali : de la violence de la guerre à la violence dans les camps

Depuis 2012, des violences armées opposent des groupes djihadistes aux forces armées maliennes. Les femmes et les filles sont particulièrement ciblées. Au rythme des attaques, elles subissent lapidations, flagellations, mariages forcés, viols comme armes de guerre, enlèvements, esclavage sexuel (14). Déplacées dans des camps, elles continuent à subir des violences sexuelles (15).

Nigeria : une vie entière dans les camps d’aide humanitaire

20 ans de conflits armés, menés notamment par des groupes djihadistes, ont obligé deux millions de personnes à fuir (16). Nombre d’entre elles ont grandi dans les camps de personnes déplacées, sans connaître d’autre vie. Pour les femmes et les filles, cela signifie subir des conditions d’urgence permanente, dans la crainte des violences. CARE soutient les populations déplacées des camps de l’État de Borno, dont 73% sont des femmes et des filles.

République démocratique du Congo (RDC) : des générations de survivantes

Depuis 2021, le mouvement du 23 mars (M23) a repris les armes contre les forces armées congolaises, invoquant le non-respect d’un accord de paix. Le conflit se caractérise par l’utilisation massive des violences sexuelles – utilisées de longue date comme armes de guerre dans le pays – perpétrées à 99% contre les femmes et les filles (17). Une femme est violée toutes les quatre minutes (18). Les conséquences pour des centaines de milliers de survivantes congolaises sont des blessures physiques et psychologiques indélébiles, et des communautés marquées à vie. (19). Une situation qui affecte une population aussi affectée par l’épidémie Ebola

Somalie : retrouver la dignité quand on a tout perdu

Depuis 35 ans, les Somaliennes vivent au rythme de la guerre et des déplacements. 4,8 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire (20). Tout manque : nourriture, soins, sécurité. « J’ai fui à cause des violences avec juste les vêtements que je portais sur moi. La vie dans le camp est très dure », témoigne Muna, déplacée dans le camp de Dalxiiska. Dans les camps, CARE redonne de la dignité aux femmes en apportant kits d’hygiène, serviettes menstruelles, soins médicaux, accompagnement psychosocial et aide juridique.

Soudan : donner la vie en contexte de survie

Démarrée en 2023, la guerre civile oppose les Forces de soutien rapide (FSR), cherchant à s’emparer du pouvoir, aux forces armées du Soudan. Le conflit a rendu 17,1 millions de femmes et de filles dépendantes de l’aide humanitaire, plongé 825 000 enfants dans une malnutrition sévère, et déplacé 350 000 femmes enceintes sans soins adaptés (21, 22). CARE a mis en place des cliniques mobiles dans les camps de personnes déplacées pour réduire les risques liés à l’accouchement et donner une chance de survie à mères et ces bébés nés en temps de guerre.

Ukraine : des millions de femmes déracinées

Depuis quatre ans, la population ukrainienne est la cible d’incessantes attaques de la part de la Russie. Les bombardements et les attaques obligent les populations à fuir :  60% des personnes ayant dû quitter leur maison ou leur pays sont des femmes (23).  Avec le soutien de CARE, elles se soignent, se forment, retrouvent un métier, se reconstruisent.

« Je ne fais plus que survivre. Je recommence à vivre. Les ateliers m’ont permis de parler, de recréer du lien. », témoigne Tetiana, soutenue par CARE en Ukraine.»
témoigne Tetiana, soutenue par CARE en Ukraine.

Yémen : les femmes et les filles affamées et malnutries

La guerre civile au Yémen a démarré en 2014. Elle est à l’origine de l’une des plus graves crises alimentaires chroniques du monde : 18 millions de personnes ont faim et un million de femmes enceintes ou allaitantes sont gravement malnutries (24). CARE, étant l’un des plus grands réseaux humanitaires au monde et agissant au Yémen, milite pour l’accès aux soins contre la malnutrition, et contre l’insuffisance de l’aide humanitaire.

Dans d’autres pays, les conflits sont officiellement terminés. Mais le combat des femmes, lui, continue. En Irak, après le génocide, les femmes yézidies ayant survécu peinent à rentrer chez elles, faute de moyens ou de papiers (25). En Syrie, CARE accompagne les survivantes dans leur reconstruction après une décennie de conflit. En Afghanistan, 20 ans de guerre ont abouti au retour au pouvoir des talibans, avec des conséquences désastreuses pour les droits et libertés des femmes et des filles n’ayant ni le droit d’étudier ni de s’exprimer (26).

Pour toutes ces femmes, CARE apporte une aide vitale.

FAQ

Quelle est la place des femmes dans les conflits armés ?

Lors des conflits armés, les femmes se trouvent souvent en charge de leur famille et de leurs enfants, voire de leur village et de leur communauté alors que les hommes participent aux combats ou cherchent à trouver du travail ailleurs. Plus vulnérables aux conflits – santé, violences sexuelles, exclusion – elles sont également les piliers de la reconstruction.

Quel est le rôle des femmes pendant les guerres ?

Pendant les guerres, les femmes jouent un rôle invisible de résilience, de reconstruction des communautés, gestion des personnes réfugiées, construction de la paix. Une grande partie de l’aide humanitaire en temps de conflits est assurée les organisations de femmes. (27)

Quel pays traite le moins bien les femmes ?

L’Afghanistan, le Yémen, le Pakistan et la Syrie figurent parmi les pays où les conditions de vie et les droits des femmes sont les plus vulnérables (28). Souvent, il s’agit de pays en conflits.

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