Soutenir l’autonomisation des femmes et agir pour leurs droits : des actions essentielles pour lutter contre la pauvreté.

L'ONG humanitaire CARE défend le respect des droits des femmes
2013 / CARE

Les enjeux

Lutter contre la pauvreté implique d’agir pour éliminer les barrières qui entravent l’accès aux services de base – santé, éducation – ainsi qu’aux opportunités économiques, sociales et politiques, tant pour les femmes que pour les hommes.

Pour CARE, l’égalité entre femmes et hommes ou égalité de genre est un droit humain fondamental. Face aux discriminations subies par les femmes, il est donc juste et indispensable, en tant qu’ONG de solidarité internationale engagée dans la lutte contre la pauvreté, d’œuvrer pour que ce droit soit reconnu et respecté.

Les femmes sont plus exposées à la pauvreté

Partout dans le monde, les femmes sont les plus exposées à la pauvreté. Non seulement, elles subissent des inégalités en termes d’accès à la santé, à l’éducation, mais leurs droits sont régulièrement bafoués. Leurs aspirations, leurs opportunités sont limitées et leurs voix souvent réduites au silence.

Ainsi, y compris dans certains des pays ayant ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (soit en 2015, 189 pays sur 197), des lois sexistes continuent à régir le mariage, la propriété et l’héritage.

L'association CARE défend l'égalité des sexes, droit humain fondamental et facteur essentiel dans la lutte contre la pauvreté.
© 2014/ CARE

Les solutions

Les communautés, les sociétés ne peuvent prospérer durablement quand la moitié de leur population ne peut pleinement exercer ses droits. Ainsi, CARE cherche à rééquilibrer les relations entre les femmes et les hommes et soutient activement l’« empowerment » des femmes, afin de permettre un développement inclusif, pour tous et avec tous. La notion anglo-saxonne d’« empowerment » n’a pas d’équivalent exact en français. Il s’agit de l’ensemble des changements nécessaires pour que les femmes puissent pleinement jouir de leurs droits.

Ainsi, CARE soutient à travers ses programmes l’autonomisation des femmes et œuvre pour que leur environnement leur soit plus favorable par une action conjuguée dans trois domaines :

  • le renforcement de la capacité d'agir des femmes : CARE leur permet de développer leurs connaissances et compétences, favorise la confiance en soi et facilite l'accès aux ressources ;
  • la promotion de relations de pouvoir équitables : CARE aide les femmes à comprendre leurs droits et les encourage à participer aux décisions prises au sein de leur famille et de leur communauté ;
  • l'évolution des structures et normes sociales : CARE soutient l'adoption et la mise en œuvre de lois et de pratiques permettant aux femmes d'exercer leurs droits en toute autonomie.

L'implication de l'ensemble de la société

Les femmes dont les droits sont bafoués ne peuvent faire évoluer les mentalités seules. Il est donc indispensable que l'ensemble de la société – les hommes, les entreprises, les institutions et les États – s'implique en faveur de l'égalité.

Mais si les hommes sont des partenaires incontournables, il faut prendre en compte le fait qu'eux aussi sont enfermés dans des schémas patriarcaux. CARE prend volontairement le contrepied de ces représentations en impliquant les hommes et les garçons en tant qu’alliés des femmes et des filles. 

Par exemple, CARE favorise la participation des hommes dans ses programmes de santé sexuelle et reproductive afin de lutter contre les stéréotypes. D'autres programmes invitent les hommes ayant modifié leur comportement en faveur d'une plus grande égalité au sein de leur couple à témoigner auprès d'autres hommes afin de les inciter à changer à leur tour.

Quelques réalités à prendre en considération*

LES ENJEUX LES SOLUTIONS
  • 2/3 des 774 millions d'adultes analphabètes dans le monde sont des femmes.

Les recherches ont montré que pour chaque année de scolarisation, les salaires des femmes et des hommes augmentent d’environ 10 pour cent en moyenne dans le monde.

  • Les femmes sont à l'origine des 2/3 des heures travaillées dans le monde. Pourtant, elles ne gagnent que 10% des revenus mondiaux.

Plus de 8,6 millions de personnes dont 70% de femmes sont membres d’une association villageoise d’épargne et de crédit (AVEC) – dont 3,7 millions dans le cadre d’une AVEC créée par CARE. Les AVEC permettent à leurs membres de développer des activités génératrices de revenus.

  • Au 1er juillet 2016, 22,8% des parlementaires dans le monde étaient des femmes.

Les pays où les femmes sont mieux représentées dans les parlements signent plus de traités en faveur de la protection de l'environnement.

* Sources : Nations unies, Banque mondiale, UNESCO, USAID, Organisation pour l’alimentation et l’agriculture, UNICEF.