Aider les filles à aller à l’école : un droit essentiel

Encore aujourd’hui, plus d’une fille sur 6 n’est pas scolarisée dans le monde (1). En cause, la pauvreté mais aussi le statut des filles. Dans encore trop de pays, elles sont considérées comme inférieures. Or, l’éducation est le principal levier de défense des droits des filles dans le monde. Leur donner accès à une éducation de qualité leur donnent les moyens de connaitre et défendre leurs droits. Cela leur permet aussi de devenir autonomes. Chaque année supplémentaire à l’école augmente les futurs revenus d’une fille de 10 à 20 % (2). Ça a un impact positif pour elle et sa famille !

« Avant mes parents ne payaient que la scolarité de mon frère. Pour eux, que j’aille à l’école n’était pas important », témoigne Shylet, 12 ans. Soutenue par CARE au Zimbabwe, Shylet va désormais à l’école. Et elle rêve de bousculer à nouveau les discriminations sexistes. Très douée en maths, elle veut travailler dans un secteur qui emploie peu de femmes dans son pays : les banques.

Sources (1) : Unicef, 2021 (2) Banque mondiale, 2002
L'association CARE aide les filles à aller à l'école comme ici au Zimbabwe

Lutte contre les mariages forcés des filles

L'ONG CARE lutte contre les mariages forcés, comme ici au Niger

Dans certains pays, l’éducation des filles n’a aucun sens car elles ont un rôle contraint et limité : se marier très tôt et élever des enfants. 12 millions de filles de moins de 18 ans sont victimes de mariages forcés et précoces chaque année (3). C’est une grave violation de leurs droits. Ces filles perdent le contrôle sur leur vie. Elles ne peuvent plus apprendre, faire leurs propres choix. Beaucoup sont victimes de violences sexuelles et de grossesses précoces qui mettent leur vie en danger.

« À 12 ans, j’ai dit à ma mère que j’étais trop jeune pour me marier. Cela gâcherait ma vie. Et mon corps n’était pas prêt à avoir un enfant », témoigne Ramatou au Niger. CARE a soutenu sa famille à sortir de la pauvreté et Ramatou a pu continuer ses études. Elle est aujourd’hui infirmière. Elle veut aider toute sa communauté.

(3) Unicef, 2020 

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Le respect du corps des filles et des femmes et le droit à la santé

200 millions de filles et femmes dans le monde ont été victimes d’excision ou autres mutilations génitales (4). Et dans de trop nombreux pays, les filles et les femmes disposent d’un accès inégal à l’hygiène et aux soins de santé élémentaires, et ce, durant toute leur vie. Des millions de femmes voient leur vie en danger du faut des conséquences du tabou entourant les menstruations. Et chaque jour, une femme meurt toutes les deux minutes de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement (5).

« On m’a dit que l’accouchement au centre de santé était plus sûr. Si quelque chose m’arrivait, le médecin pouvait me sauver. Je n’étais pas du tout inquiète car il y avait des médecins et je leur faisais entièrement confiance », témoigne Ou Chan. Au Cambodge, CARE soutient des centres de santé communautaires et l’accès à la santé pour les femmes isolées.

(4) Unicef, 2022  ; (5) UNFPA, 2022 
L'association CARE aide les filles et les femmes à avoir accès à la santé, comme ici au Cambodge

L'action de CARE pour les droits des filles et des femmes

 

L’association CARE lutte contre la pauvreté dans le monde et défend les droits des filles et des femmes depuis 75 ans. CARE aide les femmes et les filles à lutter contre les discriminations sexistes dont elles sont victimes. Et nous les aidons à sortir de la pauvreté.

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