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Cambodge. Les habitants de Phnom Penh se mobilisent avec CARE contre le harcèlement sexuel

Le mois
dernier, le bureau de CARE au Cambodge a lancé une grande campagne de
sensibilisation pour mettre fin aux agressions sexuelles. Découvrez les témoignages des hommes et
femmes qui se sont engagés à nos côtés.

La campagne de sensibilisation

CARE, ONU Femmes et d’autres ONG ont organisé des séances de mobilisation contre le harcèlement sexuel dans les écoles, les usines ou les restaurants.

CARE a également travaillé avec les leaders communautaires et les responsables d’entreprises afin de ne plus tolérer le harcèlement sexuel et les violences sexuelles.

Cette campagne a remporté un vif succès à Phnom Penh.

Ils se sont engagés

« Je m’engage contre les violences faites aux
femmes. Je m’engage à ne jamais frapper, harceler ou même insulter les femmes. Si
je suis témoin d’un acte de violence contre une femme, je m’interposerais et je
le reporterais à la police ou aux autorités du village. Nous devons agir tous
ensemble pour que justice soit faite lorsqu’une femme a été victime de
violences 
», témoigne cet étudiant d’université.


« Je suis consciente
que beaucoup de femmes sont victimes de harcèlement sexuel dans notre ville. J’ai
vu et entendu des hommes dans des restaurants proposant à des jeunes filles de
s’asseoir avec eux ou pratiquer des attouchements. Je m’engage avec CARE pour
mettre fin aux harcèlements sexuels
», explique cette leader communautaire de Phnom
Penh.


Cette jeune fille et son frère se sont
mobilisés contre le harcèlement sexuel. Ils ont participé à une séance de mobilisation
au cours de laquelle CARE a rappelé que tout le monde doit agir contre les violences sexuelles et défendre le droit des femmes.


« Je m’engage à être
à l’écoute de mes employé(e)s et à réagir quand il y a un cas de harcèlement
sexuel. Je respecte tous mes employés. C’est un moyen de le démontrer 
»,
explique le dirigeant d’un restaurant.


Les conducteurs de tuk
tuk de Phnom Penh se sont engagés contre les violences faites aux femmes en affichant les messages de CARE.

« Je suis un homme
et je promets de ne pas être violent envers les femmes et les filles. J’encourage
mes clients à en faire de même 
», explique l’un des chauffeurs engagés aux côtés de CARE.


Cette jeune femme loue des
chambres à des femmes, originaires des campagnes, venues travailler à Phnom
Penh.

« Ces femmes sont
très vulnérables et ne sont pas responsables si elles sont harcelées. Les gens
doivent être mieux informés sur les violences contre les femmes. Ils doivent prendre conscience que cela arrive. Les violences sexuelles sont très graves mais les
gens ne le comprennent pas toujours
. »

Elle a placé des posters
de la campagne menée par CARE encourageant la population à mettre fin au harcèlement
sexuel et à reporter les cas de violences à la police.


« Je veux
mettre fin aux violences faites aux femmes. Les femmes sont les égales des
homme
s », explique ce gérant d’un restaurant.


Cette mère de famille a
rencontré les équipes de CARE lors d’une séance de sensibilisation au respect des droits des femmes menée dans un restaurant :

« Il faut sensibiliser
les enfants à l’égalité entre femmes et hommes. Les jeunes garçons doivent
apprendre à respecter les filles et à s’engager contre les violences faites aux
femmes.
 »

Ses deux enfants ont voulu prendre part à
cette mobilisation.


Le changement climatique est sexiste

Plus la température grimpe, plus le degré de violence envers les femmes augmente.