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El Niño. Les familles éthiopiennes au bord du gouffre

Fin février, dans le nord-est de l’Éthiopie, une mère
sur quatre a préparé à manger à ses enfants avec les tout derniers grains de
sorgho qu’il lui restait. Ces grains devaient pourtant être mis en terre pour
assurer la prochaine récolte.

Le phénomène climatique El Niño a causé une grave sécheresse
en Éthiopie.

Du fait de cette sécheresse, les récoltes ont
complètement été perdues dans de nombreuses régions du pays. Conséquence :
plus de 10 millions de personnes dépendent aujourd’hui de l’aide
alimentaire du gouvernement ou d’organismes humanitaires tels que CARE. Mais
sans ressources supplémentaires, les provisions alimentaires seront épuisées en un
mois.

Tuba Aliye vit à Robayo, dans l’est de la province
d’Hararghe, avec trois de ses quatre enfants. Elle a dû confier l’un de ses enfants
à sa sœur, ne pouvant nourrir toute sa famille. Son mari cultivait leur champ
mais il a été contraint de se rendre dans une ville voisine pour trouver du
travail. C’est la deuxième année qu’ils n’ont pas de
récoltes.

La famille a maintenant trois animaux et deux poules.
Avant, elle en comptait plus de 20. Tuba a pu acheter un bœuf grâce à un
emprunt obtenu auprès de son association villageoise d’épargne et de crédit
créée par CARE (AVEC). Elle prévoyait l’utiliser pour effectuer des travaux sur
la terre, mais il n’y a rien à cultiver pour l’instant. Personne n’a les moyens de lui racheter le bœuf.
Elle doit donc le garder et le nourrir.

Un quotidien de plus en plus difficile

Deux fois par jour, Tuba marche deux heures, avec son
bébé sur le dos, pour chercher de l’eau à la rivière Ebalo. L’eau y est sale.
Les animaux s’y abreuvent, les gens y lavent leurs vêtements. Mais Tuba n’a accès
à aucune autre source.

Quatre fois par semaine, Tuba ramasse du bois pour
faire la cuisine. Désormais, ca lui prend près de deux heures pour accomplir
cette tâche. Le ramassage est de plus en plus long puisque le bois se raréfie.
Tout le monde fait des coupes dans la forêt sans que rien d’autre n’y soit
planté. Et la terre est très sèche, rien ne pousserait sans eau.

Une grande insécurité alimentaire

Aujourd’hui, Tuba prépare un repas avec les derniers
précieux grains de sorgho qu’elle a sous la main. Ces grains avaient été
conservés pour produire la prochaine récolte. Mais elle n’a d’autre choix que
de servir ces semences pour nourrir les siens. Ce qui signifie que, plus tard,
elle n’aura pas un seul grain à planter.

L'action de CARE

CARE soutient les personnes affectées par la sécheresse
en fournissant des denrées alimentaires de secours ainsi que de l’eau potable.
CARE aide également les communautés vulnérables à renforcer leur capacité de
résilience en vue de futures crises.

Contact médias

Nos équipes sur le terrain sont disponibles pour toute demande d’interview.

Contactez Laury-Anne Bellessa, chargée des relations medias pour CARE France, 01 53 19 89 92, bellessa@carefrance.org

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