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Au Bénin, des hommes qui choisissent l’égalité 

En janvier, le Haut Conseil à l’Égalité alertait sur la montée du masculinisme en France. Un mouvement qui, en défendant la suprématie masculine, menace directement les droits des femmes. Partout dans le monde, des logiques patriarcales profondément enracinées limitent l’autonomie des femmes et enferment les hommes dans des rôles rigides. Au Bénin, le dialogue change les mentalités.

Patriarcat et masculinisme : un même système de domination

Le masculinisme ne surgit pas du vide. Il s’appuie sur des structures patriarcales qui imposent le silence aux femmes, confinent les hommes au rôle de chef autoritaire et valident la violence comme mode de résolution des conflits. Ce système nuit aux femmes mais aussi aux hommes, en les privant d’exprimer leur vulnérabilité et d’entretenir des relations fondées sur le respect mutuel.

C’est précisément là que l’ONG CARE agit, notamment dans des sociétés où les normes de genre sont profondément ancrées, comme au Bénin.

Les écoles des maris : déconstruire le patriarcat par le dialogue

Nous avons pu y développer un outil qui est maintenant au cœur de nos actions pour l’égalité : les écoles des maris. Ces espaces de discussions réunissent des hommes pour questionner ensemble les stéréotypes de genre, redéfinir leur rôle au sein du foyer et devenir des acteurs actifs de l’égalité.

Les résultats sont concrets.

« Ce qui a changé dans nos communautés, c'est que désormais, les hommes ne battent plus leur femme. On sait maintenant que l'homme en tant que père de famille doit instaurer un dialogue entre parents et enfants. »
raconte Nicodème Madougou, participant à l'école des maris de Djougou, aujourd'hui champion de la voix collective des femmes et des filles dans sa commune.

Les violences domestiques diminuent et les relations au sein des couples se renforcent. Là où le masculinisme prône la domination individuelle, les écoles des maris cultivent la force collective et la parole.

De spectateurs à alliés : une masculinité positive qui change les communautés

« Les dialogues parents-enfants n'existaient pas avant. Maintenant, ils sont mis en place dans chaque famille du réseau. »
Clémence Atawi, présidente du Réseau Communal des femmes de Ouaké.

Dans les autres communes de Djakotomey et Dogbo, situé dans la région de Couffo, les dynamiques évoluent aussi. Les hommes formés par CARE ne se contentent plus d’observer : ils agissent. Grâce à la Carte Communautaire de Performance, les écoles des maris ont identifié des manques importants dans les maternités et se sont mobilisés pour y répondre :

  • achat collectif de moustiquaires à Djakotomey pour protéger mères et nouveau-nés du paludisme ;
  • financement d’un tensiomètre à Dogbo pour améliorer le suivi des grossesses.

De la même manière, dans la commune de Djougou, des hommes ont financé la construction de six latrines éclairées pour que les femmes ne soient plus exposées à l’insécurité la nuit.

« Nous ne voulons pas que nos femmes soient en insécurité. »
explique Hassane Dangou, mari modèle qui défend les droits des femmes et des filles .

Ces initiatives illustrent un réel basculement : l’homme n’est plus celui qui contrôle, mais celui qui protège, écoute et soutient l’autonomie des femmes.

 

Agir pour l'égalité

Pour CARE, impliquer les hommes n’est pas une option, c’est une nécessité pour obtenir l’égalité. Déconstruire les logiques patriarcales demande de s’adresser à ceux qui en sont les premiers instigateurs, pour en faire des alliés du changement.

Au Bénin comme dans les 121 pays où CARE intervient, c’est cette approche inclusive qui permet de faire reculer durablement les inégalités de genre.

L’association CARE défend les droits des femmes et lutte contre les violences sexistes

Défense des droits des femmes

Face aux inégalités femmes-hommes, il n’y a pas de petites actions. Des femmes et des hommes se battent déjà avec une force incroyable. Vous avez le pouvoir d’agir à nos côtés.

Le changement climatique est sexiste

Plus la température grimpe, plus le degré de violence envers les femmes augmente.