CANICULE ET VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
Si le réchauffement climatique et les violences faites aux femmes semblent être deux sujets distincts, les données scientifiques révèlent une réalité implacable : la chaleur est un accélérateur de violences.
Les fortes températures peuvent intensifier les tensions familiales en raison du stress, du manque de sommeil, des difficultés économiques et du confinement contraint dans les maisons. Dans un contexte d’inégalités femmes-hommes, le changement climatique est un puissant multiplicateur de risques de violences sexistes.
- Chaque degré supplémentaire, c’est 4,7 % de violences conjugales en plus*.
- Chaque vague de chaleur, c’est un risque de féminicide augmenté de 28 %*.
- Lors du précédent épisode de canicule en juin 2026, les violences faites aux femmes ont, elles aussi, battu des records : +30 % de signalements de harcèlement de rue lors des premières vagues de chaleur**.
- Et si nous n’agissons pas, ce sont 40 millions de femmes et de filles supplémentaires qui seront exposées aux violences chaque année d’ici 2090*.
Résolue à créer une prise de conscience collective rapide, CARE France mène une action forte pour sensibiliser le grand public au fait que les femmes paient le prix fort du réchauffement climatique. Et ce dans un moment particulier, un épisode de canicule, où chacun et chacune ressent physiquement les effets du réchauffement climatique.
Le principe de l’opération consiste à détourner les panneaux d’affichage digitaux urbains : ils s’adaptent en temps réel à la température extérieure …
Plus le chiffre grimpe… plus le visuel de la femme est impacté par la violence qui monte.
L’opération, imaginée par l’agence BELLE, est visible notamment sur le parvis de La Défense, dans la ville de Paris, et sur le réseau Cityz Media. Elle est également visible sur les réseaux sociaux pour toucher le plus grand nombre.
Adéa Guillot, porte parole de CARE France, est disponible pour décrire les impacts spécifiques (voir annexe) du changement climatique sur les femmes et les filles.
À PROPOS DE L’ONG CARE FRANCE
CARE est l’un des réseaux humanitaires les plus importants au monde. En 2025, nous avons aidé plus de 58 millions de personnes dans plus de 100 pays dans le monde. Nous luttons contre la pauvreté et les effets du changement climatique, en défendant les droits des femmes.
Nous accompagnons les populations les plus vulnérables à réduire les impacts des catastrophes naturelles et apportons une aide d’urgence lors d’urgences climatiques.
Nous renforçons leurs capacités à s’adapter aux impacts climatiques sur le long terme, grâce à des techniques agricoles résilientes par exemple.
Au cœur de l’ensemble de nos programmes, nous faisons de l’égalité entre les femmes et les hommes une priorité.
Nous participons aux conférences internationales sur le climat afin que les gouvernements mettent en place des politiques ambitieuses contre le changement climatique.
Nous y demandons notamment:
- Un financement climatique qui atteint vraiment celles qui en ont le plus besoin car les organisations féministes locales et les actrices de terrain sont les plus efficaces pour concevoir et déployer des solutions climatiques inclusives.
- Une meilleure représentation des femmes dans les instances de gouvernance climatique, comme les COP.
Pour en savoir plus : carefrance.org
Contact presse pour les médias :
Agence BELLE – Laure Kuntzinger – 06 31 16 27 90 – presse@agencebelle.com
CARE France – Laury-Anne Bellessa – 07 86 00 42 75 – bellessa@carefrance.org
Porte-parole – Adéa Guillot, directrice de l’engagement de CARE France
ANNEXES
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE EST SEXISTE
Le changement climatique agit comme un multiplicateur de risques pour les femmes et les filles dans tous les domaines de leur vie.
Mariages forcés :
- Au Bangladesh, les années où une vague de chaleur dépasse trente jours, les mariages de filles de 11 à 14 ans augmentent de 50 %***.
- En Éthiopie, lors de la sécheresse historique de 2022, les mariages forcés ont progressé en moyenne de 119 % dans certaines régions***.
- Les filles mariées avant 15 ans ont près de 50 % plus de risques de subir des violences conjugales physiques ou sexuelles (source : Oxford Academy).
Accès à l’eau et violences sexuelles :
- Les femmes et les filles consacrent trois fois plus de temps que les hommes à la collecte d’eau — soit 250 millions d’heures par jour à l’échelle planétaire (source : ONU).
- Des trajets plus longs signifient une exposition accrue aux violences sexuelles, moins de temps pour l’école, moins d’autonomie économique.
- En période de sécheresse au Somaliland, des filles marchent jusqu’à 7 heures par jour pour aller chercher de l’eau ( CARE, 2017; Unicef, 2018).
Insécurité alimentaire :
- Les femmes sont les premières à se priver de nourriture lors des crises climatiques. En Somalie en 2021, tandis que les hommes réduisaient leurs portions, les femmes supprimaient des repas entiers.
- Dans les pays à faible et moyen revenus, l’agriculture est le premier secteur d’emploi féminin : une sécheresse qui détruit les récoltes prive directement les femmes de
revenus (UN Women, 2022).
Sources : *UN Spotlight Initiative, avril 2025 / **Météo France / FranceInfo (2026) / ***Spotlight Initiative (ONU-UE), Colliding Crises, 2025.
Crédit photo : Getty Images / Agence BELLLE