Le tremblement de terre et le tsunami, qui ont touché l’Indonésie
vendredi dernier, ont fait plus de 1400 morts et 2550 blessés. Ce bilan
devrait encore s’alourdir à mesure que les secours accèdent aux zones reculées.
La situation est terrible et les dégâts considérables : 66 000
maisons ont été endommagées et plus de 71 000 personnes ont été déplacées.
Les équipes d’urgence de CARE se déploient sur la zone sinistrée.
Les conditions de vies et l'accès aux victimes sont très difficiles
Sur l’île de Sulawesi, touchée vendredi par un séisme de magnitude 7,5, suivi d’un tsunami d’une hauteur de 6 mètres, les conditions de vies et l’accès aux victimes sont toujours extrêmement difficiles. Environ 1,6 million de personnes seraient actuellement touchées par la catastrophe. Environ 350 000 vivent à Palu et 270 000 à Donggala.
On compte des milliers de
morts et de blessés, et de nombreuses personnes sont encore portées disparues
emportées par les vagues du tsunami. Les glissements de terrain, les
inondations et la destruction des routes rendent les opérations d’aide très
compliquées : une association
locale, partenaire de CARE, a mis environ 18 heures pour atteindre la région
plus éloignée de Donggala ! Depuis
hier, au nord de l’Indonésie, le volcan Soputan est entré en éruption. A priori, il
ne présente pas de risque pour la population mais les cendres risquent de
perturber le trafic aérien et donc l’acheminement de l’aide.

« Nous avons besoin d'eau, de nourriture…»
Rini, vit à Palu, une ville très peuplée au nord de l’Indonésie avec son mari et ses deux enfants. Ancienne employée de CARE, elle nous a décrit le chaos suite à cette catastrophe :
« Ce que nous vivons depuis vendredi est
horrible. Contrairement à plusieurs de nos voisins dont les maisons ont été
totalement détruites, mon magasin et ma maison sont toujours debout mais ils
sont très endommagés. Mes enfants sont réfugiés à l’école primaire, moi je vis dans
une cabane en bois juste à côté de chez moi, je dois être vigilante car il y a beaucoup
de pillages et de vols.Depuis le tsunami la situation est très difficile. L’électricité
est coupée, il est donc difficile d’obtenir des informations ou de communiquer.
Nos réserves en eau potable sont presque épuisées. La situation est
particulièrement alarmante pour les femmes enceintes. Certaines ont pu être
évacuées dans le sud de l’île, mais les plus pauvres n’ont pas d’autre choix
que de rester ici mettant ainsi leur santé et celle de leur bébé en danger.Nous avons un besoin urgent de
médicaments, d’eau potable, de nourriture, de couverture…. Mais aussi de
services médicaux en raison du nombre élevé de victimes. Nous ne pourrons pas
supporter le fardeau de cette tragédie sans une assistance supplémentaire. »
Les équipes de CARE sont en train de se déployer, principalement dans la région de Donggala – la zone la plus difficile à atteindre et la moins susceptible de recevoir l’assistance requise. Nous prévoyons de venir en aide à plus de 50 000 personnes, avec de l’eau potable, des kits d’hygiène (savon, serviettes hygiéniques), des bâches et des couvertures.
Contacts médias :
Notre directrice locale est disponible pour des interviews (en anglais). Le décalage horaire est de 5 heures.
Contactez Camille Nozieres CARE France, nozieres@carefrance.org ; 07 86 00 42 75
L'action de CARE
- L’ONG CARE travaille en Indonésie depuis 1967. CARE mène des programmes de gestion de risques de catastrophes naturelles, de sécurité alimentaire, santé et de lutte contre le changement climatique.