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Climat. Les négociations internationales reprennent : 2018 doit être l’année de vérité

Les négociations internationales sur le climat reprennent aujourd’hui en Allemagne. Rassemblés pour 11 jours, les négociateurs des 196 pays présents à Bonn doivent enclencher les travaux qui feront de 2018 un tremplin pour amplifier les engagements climatiques et se donner une chance de maintenir le réchauffement global à 1,5°C. Communiqué de presse de CARE et des ONG membres du Réseau Action Climat.

En 2018, les
pays ont l’opportunité de tirer les leçons de leurs actions depuis la COP21 à
travers le « Dialogue Talanoa ». Ce bilan doit mener à un constat –
l’insuffisance criante des engagements actuels – et à un signal politique clair
: une relève des promesses climatiques avant 2020.
Dans ce contexte, l’Union
européenne devra réellement passer à l’action en se fixant un objectif de
neutralité tous gaz à effet de serre bien avant 2050 et en annonçant la relève
de son objectif de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour 2030.

L’enjeu de
2018 est aussi d’achever le manuel d’application de l’accord de Paris. Il doit
être transparent, robuste, équitable, et promouvoir le respect des droits
humains, des peuples autochtones, l’égalité des sexes, la sécurité alimentaire
et une transition juste.
Ce manuel est essentiel pour orienter les décisions
des acteurs, notamment économiques, impliqués dans la lutte contre les
changements climatiques.

Les États ne
peuvent pas non plus faire l’impasse sur la question légitime de la solidarité.
Il s’agit non seulement d’atteindre l’objectif de 100 milliards de dollars par
an d’ici à 2020 pour aider les pays pauvres, mais aussi de répondre aux
conséquences inévitables des changements climatiques. Sans cela, c’est
l’équilibre fragile des négociations qui peut être mis à mal.

Enfin,
s’ouvriront des travaux pour une durée de trois ans sur l’agriculture.
L’agriculture industrielle contribue fortement au changement climatique, alors
même que l’agriculture paysanne en subit de plein fouet les effets.
Les États
doivent ainsi enclencher une transition agroécologique des systèmes
alimentaires en définissant un cadre ambitieux lors de cette session.

Les
négociateurs doivent donc mettre les bouchées doubles dès la session de Bonn
sur l’ensemble de ces chantiers. Il s’agira d’un test pour les pays, qui
devront démontrer qu’ils sont prêts à se mobiliser politiquement tout au long
de l’année et jusqu’à la COP24. La France, pour rendre crédible ses
déclarations, doit quant à elle mettre en cohérence sa politique nationale pour
accélérer sa transition vers un futur neutre en émissions et 100 %
renouvelable, sans miser sur de fausses solutions comme le nucléaire ou le
recours massif à la compensation. 

Contacts presse

Fanny Petitbon, responsable plaidoyer CARE France, assiste aux négociations sur place. Elle est disponible pour tout commentaire : +33 (0)619122146.

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