Contexte
Des crises multiples qui fragilisent les communautés les plus vulnérables du Bénin
L’Afrique de l’Ouest est l’une des régions les plus touchées par les aléas climatiques, avec une augmentation de l’intensité et de la fréquence des catastrophes naturelles. Plus spécifiquement, les départements de l’Alibori et de l’Atacora, au nord du Bénin, sont régulièrement exposés à des aléas naturels tels que les inondations, les sécheresses ou les épisodes climatiques extrêmes. Ces chocs sont aggravés par :
- une insécurité croissante dans la région, notamment dû à une menace terroriste grandissante en Afrique de l’Ouest,
- des déplacements de population,
- une précarité socio-économique profonde qui limite l’accès aux ressources et aux services essentiels.
Les capacités locales de préparation et de réponse aux catastrophes restent limitées. Les mécanismes d’alerte précoce et de coordination sont insuffisants. Et les populations les plus vulnérables — notamment les femmes, les enfants et les personnes âgées — en subissent les conséquences les plus sévères.
Dans un contexte de changement climatique, ces risques sont appelés à s’intensifier. Agir dès maintenant est essentiel pour protéger les vies et limiter les pertes matérielles, pour éviter que chaque catastrophe ne se transforme en crise humanitaire majeure.
Objectif
- Contribuer à la réduction des vulnérabilités face aux catastrophes en renforçant la préparation, la résilience et la capacité d’adaptation des communautés et des institutions et autorités locales.
Activités et impacts
L’association CARE et ses partenaires ont mis leurs expériences en commun et agissent à plusieurs niveaux :
1. Renforcer les capacités et la coordination des autorités locales
- Renforcement de l’autonomie des agents communaux et des plateformes de réduction des risques de catastrophes et accompagnement de ces acteurs dans la mise en place d’une réponse rapide et adaptée en cas d’urgence.
- Amélioration de la coordination entre les acteurs nationaux, départementaux, communaux et locaux de la réduction des risques de catastrophes.
Pourquoi c’est essentiel ?
- Des autorités locales mieux préparées et coordonnées peuvent prévenir les risques, sauver des vies, réduire les pertes matérielles et assurer une réponse efficace et rapide lors des urgences.
2. Placer les communautés et les femmes au cœur de la préparation face aux catastrophes climatiques
- Réalisation d’évaluations participatives des vulnérabilités et des capacités intégrant le genre, l’âge et les besoins spécifiques.
- Développement et diffusion d’outils éducatifs sensibles au genre et culturellement adaptés.
- Formation des travailleurs de première ligne et des premiers intervenants à l’identification des familles les plus vulnérables.
- Mise en place de mécanismes participatifs de suivi communautaire pour améliorer en continu les actions de prévention.
- Développement des capacités de plaidoyer des associations locales de la société civile pour visibiliser les risques et obtenir des financements permanents pour la préparation aux catastrophes, notamment celles dirigées par des femmes et des jeunes.
Pourquoi c’est essentiel ?
- En plaçant les communautés, et tout particulièrement les femmes, les organisations locales et les jeunes, au centre des processus de prévention, on renforce l’appropriation locale des actions, on améliore l’efficacité des réponses et on favorise des solutions durables et adaptées aux besoins réels.
3. Réduire concrètement les risques de catastrophes naturelles et protéger les populations
- Mise en place de systèmes d’alerte précoce et organisation d’exercices de simulation de catastrophes.
- Développement et test de plans d’évacuation dans les zones inondables.
- Réalisation d’aménagements communautaires (digues, reboisement et mise en défens contre l’érosion, etc.) à petite échelle pour réduire les vulnérabilités identifiées.
Pourquoi c’est essentiel ?
Avec des outils et des stratégies clairs, les populations sont mieux préparées, capables de réagir avant que la crise ne survienne, ce qui limite considérablement les pertes humaines et matérielles.
Fin : avril 2027
137 482 personnes
Alibori, Atacora au Bénin
Lutte contre le changement climatique
840 000 €
ECHO, direction générale pour la protection civile et les opérations d'aide humanitaire européennes de la Commission européenne
La valeur ajoutée de CARE : 80 ans d’expertise
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