Contexte
L’impact du changement climatique sur l’agriculture
Le changement climatique affecte de manière croissante l’agriculture : baisse des récoltes, dégradation des sols, raréfaction de l’eau et multiplication des aléas climatiques. Ces impacts fragilisent directement les moyens de subsistance des populations rurales et contribuent à l’augmentation de la pauvreté et de la malnutrition.
Les femmes dans l’agriculture
Dans ce contexte, les agricultrices en Équateur, au Laos, au Pérou et au Vietnam sont particulièrement exposées. Très impliquées dans l’agriculture et la gestion des ressources naturelles, elles font néanmoins face à des normes de genre discriminantes qui limitent leur accès à l’information, aux ressources productives, aux financements et aux espaces de décision. Leur capacité à agir et innover face au changement climatique est entravée alors qu’elles sont des actrices clefs de l’adaptation de leur famille et communautés.
Objectif du projet Elle produit l’avenir / Ella Siembra el Futuro / She Grows the Future
- Accélérer la mise en œuvre de politiques et de pratiques d’adaptation agricoles au changement climatique, soutenant un avenir durable et l’égalité femmes-hommes.
Activités et impacts
L’association CARE et ses partenaires ont mis leurs expériences en commun et agissent à plusieurs niveaux :
1. Soutenir des solutions d’adaptation portées par les femmes rurales
- Analyses participatives des vulnérabilités climatiques, élaboration de plans d’adaptation communautaires et soutien financier à des solutions d’adaptation et de conservation des écosystèmes portées par des femmes.
- Mise en place d’écoles d’agroécologie et d’agro-entrepreneuriat durable
Pourquoi c’est essentiel ?
- Aujourd’hui, les femmes rurales disposent de connaissances précieuses sur leur environnement, mais, à cause de normes politiques et économiques sexistes, manquent de moyens pour les valoriser. En renforçant leurs compétences et leur accès aux ressources, le projet permet le déploiement de solutions locales, efficaces et durables, tout en améliorant la sécurité alimentaire et les revenus des familles.
“Mes plants d’aubergines et poivrons mourraient à cause de la sécheresse ou étaient dévorés par les insectes. Avec l’école d’agroécologie, j’ai appris à utiliser un mélange de feuilles de neem et de bouse de zébu comme pesticide naturel et fertilisant. Ma production a augmenté et je gagne désormais assez pour envoyer mes enfants à l’école.” – Mama, agricultrice à Madagascar, bénéficiaire de la phase 1 du projet.
2. Renforcer un écosystème d’acteurs engagés pour la justice climatique et de genre
- Soutien et structuration de réseaux nationaux et régionaux d’organisations de la société civile, notamment via le renforcement des capacités des associations dirigées par des femmes.
- Élaboration de feuilles de route locales collectives pour l’adaptation menée par les femmes.
Pourquoi c’est essentiel ?
- Pour faire évoluer les politiques publiques, des actions fortes et coordonnées de la société civiles sont indispensables. En amplifiant la voix collective des femmes rurales, le projet favorise des décisions plus inclusives et des politiques climatiques mieux adaptées aux réalités locales.
3. Soutenir l’égalité femmes-hommes et lutter contre les violences sexistes
- Évaluation des normes sociales, des cadres législatifs et des espaces de dialogue existants.
- Sensibilisation à l’égalité au niveau des familles et des communautés et actions pour prévenir et réduire les violences basées sur le genre au niveau institutionnel.
Pourquoi c’est essentiel ?
- En s’attaquant aux causes structurelles des inégalités et des violences, le projet crée un environnement plus sûr et plus favorable à la participation pleine et entière des femmes aux stratégies d’adaptation climatique.
She grows the future
Fin : Juillet 2027
21 800 personnes et 48 associations
Équateur, Pérou, Laos, Vietnam
Adaptation au changement climatique
Équateur : Organización de Mujeres Indígenas y Campesinas Sembrando Esperanza (OMICSE), Grupo Allpa (GA). Pérou : Organisation nationale des femmes autochtones andines et amazoniennes du Pérou (ONAMIAP). Vietnam : Institut consultatif pour le développement socio-économique des zones rurales et montagneuses (CISDOMA) , Union Provinciale des femmes de Lai Chau (WU). Laos : Association for Development of Women and Legal Education (ADWLE)
3 125 000 €
Agence Française de Développement, Fondation L’Oréal
La valeur ajoutée de CARE : 80 ans d’expertise au service d’un changement durable
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