Mariam, réfugiée syrienne de 37 ans, vit avec sa
fille de 4 ans en Jordanie dans des conditions précaires. Après la naissance de
son deuxième enfant, CARE lui apporte une aide financière pour couvrir ses
frais médicaux. Mariam témoigne.
« Je
dois m’occuper seule de mes deux filles »
Mariam est arrivée en Jordanie il y a deux ans.
« Je ne connais personne ici qui puisse
m’aider. Tous mes proches sont en Syrie. Mon mari a dû retourner temporairement
en Syrie et, depuis, il n’a pas réussi à revenir. Je dois m’occuper de tout
seule. »
Il y a quelques semaines, elle a accouché de sa
deuxième fille, Aya :
« A cause de complications, les médecins ont dû
pratiquer une césarienne, qui est une opération très coûteuse. Je n’ai pas de
quoi payer les 1 000 euros que je dois à l’hôpital », explique-t-elle.
Mariam reçoit une aide
financière de CARE
En
Jordanie, CARE apporte une aide financière d’urgence aux réfugiés syriens les
plus vulnérables afin de leur permettre de couvrir leurs besoins de base comme
leurs frais de santé, leur loyer ou encore leur nourriture.
« J’ai
sollicité CARE pour recevoir une aide financière. Celle-ci me permet de
régler une partie de mes frais hospitaliers. Sans cette aide, mes filles et moi
ne pourrions pas survivre », raconte Mariam.
Des conditions de vie précaires
Lorsque
Mariam et sa famille sont arrivés en Jordanie, ils ont vécu pendant quelques
temps dans le camp de réfugiés de Za’tari. Mariam et ses filles habitent
désormais un vieil immeuble dans la ville d’Irbid.
« Nous
sommes arrivés en Jordanie avec presque rien. Notre maison a été complètement
détruite pendant la guerre. J’ai perdu mes deux fils, âgés de 12 et 10 ans,
lors des violences. Avant de partir, j’ai pris avec moi leurs vêtements et
quelques pièces trouvées dans leur poche », confie Mariam.« J’ai
aussi emmené une poupée pour ma fille. C’est le seul jouet que j’ai pu sauver
des décombres.»
Malgré
ces conditions difficiles, Mariam garde espoir de retrouver bientôt son mari :
« J’aimerais
qu’il puisse revenir vivre avec nous en Jordanie. Je suis consciente que les
Jordaniens ont leurs propres problèmes : pauvreté, chômage… Nous,
réfugiés syriens, nous ne voulons pas être un poids. Nous souhaitons travailler
pour subvenir aux besoins de nos enfants. »