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Notre projet

Madagascar : Appui aux associations de non-violence et de protection des droits des femmes 

À Madagascar, les violences basées sur le genre touchent encore plus de 4 femmes sur 10 ayant déjà été en couple. L’ONG CARE soutient et mobilise les organisations de la société civile, les services de santé et les institutions publiques pour mieux prévenir les violences, renforcer la protection des survivantes et faire progresser durablement les droits des femmes et des filles. 

Contexte

Des violences qui touchent presque une femme sur deux

À Madagascar, les violences basées sur le genre restent un enjeu majeur. 35 % des femmes déclarent avoir subi des violences physiques ou sexuelles depuis l’âge de 15 ans (1), 41 % des femmes ayant déjà été en couple ont subi au moins une forme de violence de la part de leur partenaire (2), avec de fortes disparités régionales. Dans le Vakinankaratra, ce taux atteint 59 %. 

Les mariages précoces, eux, concernent plus d’une femme sur deux à Atsimo-Atsinanana, et restent fréquents dans le reste du pays (3).  

Des normes sociales qui entretiennent les inégalités femmes-hommes

Ces violences ne sont pas isolées : elles s’enracinent dans des normes sociales qui les légitiment encore trop souvent, et dans des inégalités structurelles comme l’analphabétisme ou l’accès limité aux ressources économiques.  

Une prise en charge des survivantes insuffisante

En plus, les femmes victimes de violences peinent à trouver l’aide dont elles ont besoin. Les services d’accompagnement restent de qualité inégale, la corruption institutionnelle persiste, la coordination entre les différents acteurs fait défaut. Par conséquence, beaucoup de survivantes n’osent pas se tourner vers les dispositifs officiels par faute de confiance.  

Pour répondre à ces difficultés, les Nations Unies soulignent l’importance de renforcer des dispositifs intégrés associant services médicaux, psychosociaux, juridiques et sociaux, ainsi que les mécanismes d’orientation entre ces différents services. 

Dans ce contexte, renforcer les organisations de la société civile et améliorer la coordination avec les services publics sont essentiels pour prévenir les violences, mieux accompagner les survivantes et faire évoluer durablement les normes qui perpétuent les inégalités. 

Sources :  UNFPA, 2024  ; (2) Banque mondiale, 2024 ; (3) Unicef, 2018    

Objectif

  • Permettre à toutes et tous de vivre à l’abri de toute forme de violence basée sur le genre, en renforçant les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes et en soutenant les organisations de la société civile pour des actions sur la durée.

Activités et impacts

L’association CARE et ses partenaires ont mis leurs expériences en commun et agissent à plusieurs niveaux :

1. Renforcer les organisations qui défendent les droits des femmes 

  • Former les organisations de la société civile à la gouvernance, à l’égalité de genre, à la lutte contre les violences basées sur le genre, aux droits sexuels et reproductifs et au plaidoyer. 
  • Analyser les freins socioculturels qui limitent l’égalité entre les femmes et les hommes afin d’élaborer des plans d’action adaptés au niveau local. 
  • Renforcer les connaissances des organisations sur le cadre juridique national. 
  • Intégrer les organisations dans des réseaux régionaux et des communautés de pratique pour favoriser l’échange d’expériences et les actions collectives. 
  • Accompagner les organisations dans leurs actions de plaidoyer auprès des décideurs locaux et régionaux. 

Pourquoi c’est essentiel ? 

  • Les organisations locales sont souvent au plus près des communautés et des réalités vécues par les femmes. Pourtant, leurs capacités, leurs ressources et leur accès aux espaces de décision restent limités. Les renforcer permet de faire émerger des acteurs locaux capables de défendre durablement les droits des femmes et d’influencer les politiques publiques. 

2. Prévenir les violences et améliorer l’accompagnement des survivantes

  • Améliorer l’accessibilité et la qualité des structures de prise en charge des violences basées sur le genre. 
  • Renforcer les mécanismes d’orientation entre les services de santé, les services sociaux, les acteurs juridiques et les organisations de la société civile. 
  • Identifier, former et accompagner 200 femmes et jeunes filles leaders pour sensibiliser leurs communautés et contribuer à prévenir les violences. 
  • Sensibiliser également les hommes et les garçons afin de favoriser leur implication dans la prévention des violences et la promotion de relations plus égalitaires. 
  • Organiser des ateliers nationaux et régionaux pour harmoniser les circuits de prise en charge des survivantes. 

Pourquoi c’est essentiel ? 

  • Une survivante doit pouvoir accéder rapidement à une aide médicale, psychologique, sociale et juridique, sans avoir à multiplier les démarches. Les dispositifs intégrés facilitent l’accès aux services et permettent une prise en charge plus complète et respectueuse des droits des survivantes. 

3. Faire évoluer les normes sociales et renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes 

  • Former et mobiliser des leaders communautaires et des personnes influentes pour porter des messages favorables à l’égalité. 
  • Co-construire des actions de sensibilisation à travers l’art, la culture et les initiatives communautaires. 
  • Organiser des dialogues aux niveaux local, régional et national pour favoriser un environnement plus favorable aux droits des femmes. 
  • Animer des débats publics et des campagnes médiatiques, notamment à travers des émissions et des talk-shows. 
  • Promouvoir des modèles positifs de relations entre les femmes et les hommes et remettre en question les représentations qui banalisent les violences et les discriminations. 

Pourquoi c’est essentiel ? 

  • Les lois sont indispensables, mais elles ne suffisent pas à faire disparaître les violences et les discriminations. Pour obtenir des changements durables, il faut aussi faire évoluer les normes sociales et les comportements qui légitiment les inégalités. Le projet agit donc auprès des femmes et des filles, mais aussi auprès des hommes, des leaders communautaires et de l’ensemble de la société. 

Manonga

Début : avril 2026
Fin : avril 2029
Bénéficiaires :

15 082 bénéficiaires directs, 80 organisations de la société civile féminines et féministes, 12 centres de santé et 38 institutions publiques.

Pays d'intervention :

Madagascar

Domaine d'intervention :

Droits des femmes

Partenaires locaux :

Médecins du Monde ; Women Lead Movement Madagascar (WLMM) ; Capacity Building For Communities (CforC)

Budget :

5 263 158 €

Financé par :

Commission européenne – INTPA

La valeur ajoutée de CARE : 80 ans d’expertise au service des droits des femmes

CARE est l’une des plus grandes organisations humanitaires et de développement au monde. Forte de plus de 80 ans d’expertise, CARE agit sur les causes profondes des inégalités et sur le renforcement des capacités locales pour un impact et des changements durables. 

Nous mettons les femmes et les filles au cœur de nos actions. 

En France, des milliers de personnes s’engagent aux côtés de CARE pour construire un monde plus juste. Rejoignez le mouvement ! #WeCARE

Le changement climatique est sexiste

Plus la température grimpe, plus le degré de violence envers les femmes augmente.