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Notre projet

Dans 17 pays : soutenir les organisations féministes pour faire avancer les droits des femmes 

Parce que les droits des femmes sont menacés partout dans le monde, les organisations féministes jouent un rôle essentiel. Pourtant, elles manquent cruellement de moyens. Voici la phase deux d’un projet qui soutient 57 organisations féministes pour leur permettre d’agir. 

Contexte

Des crises qui aggravent les inégalités

Les crises économiques, climatiques et politiques qui secouent le monde sont le terreau d’un recul mondial des droits des femmes et par la montée de mouvements anti-droits et anti-choix. « Lorsque la démocratie est attaquée, les droits des femmes sont les premiers visés », explique Léa Thuillier qui pilote le projet chez CARE France. Des millions de femmes dans le monde y sont aujourd’hui confrontées. Cela aggrave les inégalités de genre et fragilise davantage l’accès des femmes aux droits, aux services essentiels et aux ressources économiques.  

Les organisations féministes, des actrices essentielles du changement

Partout dans le monde, les organisations féministes sont en première ligne pour défendre les droits des femmes dans les espaces de décision, lutter contre les violences et faire évoluer les normes sociales vers plus d’égalité et justice. Une étude, menée dans plus de 70 pays, montre d’ailleurs un lien direct entre la mobilisation des organisations féministes et les avancées en faveur des droits des femmes (1). 

 Source : Mamacash, 2020

Des organisations qui manquent de moyens

Pourtant, si les organisations féministes doivent répondre à des besoins croissants alors que leurs propres ressources restent limitées. En 2022, parmi les organisations soutenues par Féministes en Action, la moitié comptait moins de trois personnes salariées et souffraient de sous-financement.  

Plus largement, en 2022, seulement 0,34 % de l’aide internationale ciblait les organisations de défense des droits des femmes (2).  

Source : AWID, 2022

Objectif du projet Féministes en action phase 2

  • Renforcer durablement les organisations féministes pour leur permettre de défendre les droits des femmes, faire progresser l’égalité de genre et porter leur voix aux niveaux local, national et international.

    Cette deuxième phase s’appuie sur les résultats de la première, qui a permis de soutenir près de 200 organisations féministes de terrain. Elle recentre désormais son action sur 17 pays afin de maintenir des niveaux de financement significatifs et de favoriser la pérennisation des organisations accompagnées. 
     

Activités et impact

L’association CARE et ses partenaires ont mis leurs expériences en commun et agissent à plusieurs niveaux :

1. Des financements plus accessibles, flexibles et adaptés aux réalités des organisations féministes

  • Financement de projets et des frais de structure des organisations féministes locales, avec des subventions de 5 000 à 50 000 €.  
  • Financement d’actions collectives réunissant plusieurs organisations, avec des subventions de 30 000 à 100 000 €.  
  • Soutien aux dépenses essentielles des structures : salaires, loyers, équipements ou développement organisationnel.  

Pourquoi c’est essentiel ? 

  • Les petites organisations féministes sont souvent éloignées des financements internationaux en raison de procédures administratives et financières complexes. Leur permettre de financer aussi leurs coûts de fonctionnement leur donne davantage de stabilité et la capacité d’agir dans la durée. 

2. Renforcer les compétences et l’autonomie des organisations féministes 

  • Formations et accompagnement sur les droits et la santé sexuels et reproductifs, les violences basées sur le genre et l’accès aux droits.  
  • Renforcement des capacités organisationnelles, techniques et financières.  
  • Accompagnement des organisations pour développer leurs projets et accroître leur influence aux niveaux local, national et international.  

Pourquoi c’est essentiel ? 

  • Un financement ne suffit pas toujours à permettre à une organisation de se développer. Renforcer ses compétences, sa gouvernance et ses capacités d’action lui permet de gagner en autonomie et de porter ses revendications plus efficacement dans la durée. 

3. Créer des alliances pour amplifier la voix des organisations féministes

  • Mise en réseau des organisations féministes, création d’alliances afin de partager les savoir-faire et porter des revendications communes. 
  • Soutien à des actions collectives : campagnes de plaidoyer, formations, recherches et initiatives communes.  

Pourquoi c’est essentiel ? 

  • Face à des mouvements anti-droits de plus en plus structurés, les organisations féministes ne peuvent pas agir de manière isolée. Les alliances permettent de mutualiser les compétences, de renforcer leur visibilité et de porter collectivement leurs revendications auprès des décideurs. 

4. Faire progresser concrètement les droits des femmes 

Le projet intervient autour de quatre grandes priorités : 

  • Défense et promotion des droits et de la santé sexuels et reproductifs ;  
  • Lutte contre les violences basées sur le genre 
  • Renforcement du pouvoir économique des femmes 
  • Accès aux droits, notamment pour les personnes et communautés marginalisées.  

Pourquoi c’est essentiel ? 

  • Ces enjeux sont étroitement liés : violences, accès limité aux soins, précarité économique et discriminations se renforcent mutuellement. Agir sur plusieurs fronts permet aux organisations féministes de s’attaquer aux causes profondes des inégalités. 

Féministes en Action / Phase 2

Début : juillet 2025
Fin : aout 2027
Bénéficiaires :

57 organisations féministes

Pays d'intervention :

17 pays en Afrique subsaharienne, Amérique Latine et Moyen-Orient

Domaine d'intervention :

Droits des femmes

Partenaires locaux :

Equipop, FFMed, IPBF, Oxfam France

Budget :

3 920 000 €

Agence française de développement

Un exemple concret : se battre pour l'éducation sexuelle au Guatemala

Le Guatemala est marqué par un profond conservatisme et des reculs sur les droits sexuels et reproductifs : l’avortement est criminalisé, sauf lorsque la vie de la femme est en danger, tandis que l’accès à une information fiable sur la santé sexuelle reste limité.  

L’association INCIDE JOVEN milite pour l’adoption de la loi, bloquée depuis 2022, qui garantirait une éducation sexuelle fondée sur les sciences, des principes laïcs, les droits humains et l’égalité. Pour unir la voix des organisations autour de ce combat, INCIDE JOVEN organise depuis 2023, avec le soutien de Féministes en Action, un Congrès national, le tout premier espace au Guatemala où la société civile peut débattre ouvertement des droits sexuels et reproductifs.  

L’organisation développe également des actions de sensibilisation auprès des jeunes, notamment grâce au Musée éducatif de la sexualité, accessible en ligne.

Liste des pays où est mis en place le projet :

Bénin, Côte d’Ivoire, Equateur, Guatemala, Guinée, Honduras, Liban, Libye, Mauritanie, Maroc, Salvador, Tchad, Territoires Palestiniens, Togo, Tunisie, Turquie.

La valeur ajoutée de CARE : soutenir celles et ceux qui font avancer les droits

Depuis 80 ans, CARE lutte contre les inégalités et la pauvreté. Pour une action large, durable, nous soutenons et travaillons avec des acteurs locaux, communautés, associations, autorités locales.   

En France, 200 000 personnes s’engagent aux côtés de CARE pour un monde plus juste. Rejoignez la communauté #WeCARE ! 

Le changement climatique est sexiste

Plus la température grimpe, plus le degré de violence envers les femmes augmente.